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Témoignages

Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /2006 08:11

Témoignage de Marie- Christine

 

Présentation

J’ai 48 ans, je suis professeur en lycée professionnel à Montpellier.

 

Paralysée totalement d’une jambe, à la suite d’une poliomyélite contractée toute petite, j’ai quand même pu poursuivre une scolarité normale, puis des études d’infirmière, en passant par la case sport (championne de France handisport en natation et en voile, diplôme de Maître Nageur Sauveteur, dans les années 70).

 

J’ai débuté en 1982 dans l’éducation nationale comme Maître Auxiliaire.  Stagiaire en 1987 , mon invalidité pourtant déjà déclarée a retardé ma titularisation, car un accident du travail pendant le stage aggravait mon handicap, m’obligeant à me soumettre à la commission nationale d’aptitude.  Enfin titularisée en 1990, j’ai encore du attendre 1991 pour pouvoir travailler dans la ville de mon domicile familial, où vivaient mon mari et mes deux enfants en bas âge.

 

En 1999, un épuisement physique et une aggravation assez brutale de mon état ont justifié un arrêt prolongé. Un diagnostic de syndrome neurologique évolutif a été posé en 2000, maladie à évolution peu rapide : la poursuite d’une activité professionnelle était donc envisageable, mais à condition de l’adapter à cette pathologie, où la fatigue importante est un signe clinique mais aussi un facteur aggravant.

 

 

 Conditions de travail

Grâce à la grande compréhension, à l’humanité et à l’efficacité de la direction de mon lycée, la poursuite d’une activité à temps-plein a pu être prolongée 4 années scolaires. La 4ème année, changement de lycée (mesure de carte scolaire), donc de direction et de qualité d’écoute…
En 2004/2005, un congé de formation me permettait de compléter mes études (obtention d’un Master mention TB) et m’offrait un répit.

 

Reprise très difficile en 2005, fatiguée par le rythme imposé, quasi obligée de recourir au fauteuil roulant pour le travail, je demandais un « aménagement de service » sur les conseils d’Edith. Je souhaitais conserver un mi-temps d’enseignement et proposais de compléter  mon service par une mission dans le champ des compétences obtenues grâce au Master dans des actions sanitaires ou sociales.

Après quelques difficultés, cet aménagement m’a été accordé en janvier 2006, avec une mission portant sur l’étude des conditions favorisant la scolarisation des élèves handicapés moteurs. Mon aménagement a été reconduit pour 2006/2007 avec une nouvelle mission dans le cadre de l’ASH (Adaptation et Scolarisation des Handicapés).

 

Ces missions me permettent d’aménager mon temps de travail à domicile, de communiquer par mail et téléphone avec les partenaires (associations, enseignants, élèves…), les quelques déplacements pouvant être programmés en fonction de mon état, et non pas fixés comme dans un emploi du temps hebdomadaire.

Je commence à avoir des difficultés respiratoires limitant ma capacité à effectuer les cours théoriques en classe entière qui me sont toujours imposés. Mon aménagement est donc complété cette année par des aides techniques qui viennent de m’être accordées autant pour les cours que pour la mission : un ordinateur portable et un vidéo-projecteur (difficultés pour écrire au tableau). Le neurologue m’a prescrit la motorisation de mon fauteuil roulant, et le rectorat devrait théoriquement compléter le financement, après la sécurité sociale et la MGEN.

 

 

 

Commentaires et actions

Le coût total des aides techniques et du remplacement effectué sur ma décharge de cours est certainement inférieur à celui qu’aurait impliqué ma mise en congé de longue maladie ou de longue durée. Une mise à la retraite anticipée provoquerait une perte de revenu trop préjudiciable pour moi au moment où les frais risquent de se multiplier.

 

Je reste ainsi avant tout quelqu’un en activité, capable de faire face financièrement aux études de mes enfants, heureuse et fière d’être utile dans la mesure de mes possibilités.

La mission que j’ai remplie a un peu contribué à l’ouverture d’une UPI pour élèves handicapés moteurs à Montpellier à la rentrée 2006, et n’aurait sans doute jamais été financée sans mon aménagement de service.

Avec d’autres collègues, j’ai suivi Edith et nous avons participé à la fondation du « CHEMIN », association destinée à faire connaître aux collègues handicapés et malades les possibilités offertes aujourd’hui, afin qu’ils demandent à en bénéficier si nécessaire, pour conserver leur dignité de travailleurs, et les moyens financiers qui y sont liés, comme nous.

(http://handipublic.over-blog.org , le.chemin.lr@gmail.com)

 

Nous avons découvert le retard manifeste de l’éducation nationale dans ce domaine, et espérons aider le ministère à le combler, comme l’ont déjà fait d’autres associations du même type dans d’autres ministères, pour leurs fonctionnaires.

 

Enfin, dernière remarque, le facteur le plus facilitant et le moins cher est la qualité des relations établies avec les personnes dont nous dépendons et la compréhension qu’ils ont de nos problèmes. A nous donc d’être pédagogues et de leur faire comprendre que nous ne demandons pas des « passe-droits ». Après des difficultés au début, nous avons établi des relations de qualité avec la Direction des Ressources Humaines du Rectorat de Montpellier. Malheureusement, toutes les décisions nous concernant ne sont pas prises à ce seul niveau. Nous militons donc pour l’information la plus large de tous les personnels.

 

 

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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /2006 15:19

                                                                                                Le 16 septembre 2006

Chers amis du Chemin

 

Après avoir lu la Circulaire de Rentrée, de tous ceux qui se préparent à travailler, je suis allée visiter le blog et j’ai eu envie de raconter mon expérience, lorsque, atteinte de la maladie de Parkinson je voulais absolument continuer à travailler parce que j’aimais mon métier et ne supportais pas d’être obligée de quémander une aide qui m’était due. Je ne voulais pa   s être assistée. Je me suis initiée à l‘informatique, et quand je ne pouvais pas écrire au tableau, je projetais le cours sur un écran. Les fautes avaient un code le mot était souligné sur la copie et les élèves devaient écrire dans la marge, le type de faute à partir d’une fiche. En langue l’enseignement est basé sur l’oral., donc c’était possible. Je n’avais demandé qu’une salle équipée d ’un rétro et de rideaux et un emploi du temps « aéré, » ce que les proviseurs ont accepté dans la mesure du possible.

 

Quand mon état s’est aggravé, j’ai demandé un emploi de réadaptation, et la chose la plus horrible qu’il m’ait été donné d’entendre, après avoir effectué toutes les formalités, ce fut

«  votre cas ne relève pas de la réadaptation » c’est cette phrase qui a motivé mon adresse au médecin du rectorat et a fait que je n’ai pas baissé les bras. Je me suis battue seule contre une administration qui m’invitait plutôt à profiter des failles du système…

 

Voici mon témoignage à travers la lettre adressée au Médecin Conseil du Rectorat en avril 2003

Par respect pour ces  personnes qui m’ont aidée, j’ai ôté les noms et les lieux…

 

 Le 1er avril 2003

 

Objet : Au sujet de la réponse négative  faite à  ma demande d’un emploi de réadaptation

                                     

 

                                      Médecin Conseil du Rectorat

C’est au Médecin Conseil que j’adresse, non pas des reproches, car je sais bien que vous ne faites pas les textes, et ne disposez pas des budgets, mais je dirai «le ressenti » que j’ai éprouvé, en lisant cette phrase qui tombe pour moi comme un couperet « votre dossier ne relève pas de la réadaptation ». Il faut bien que ce ressenti ait un lieu d’adresse, si l’on veut essayer de vivre un peu plus sereinement les décisions prises par une Administration, sans identité et qui à force d’être sans visage et sans état d’âme, devient passablement inhumaine, malgré le souci qui est le vôtre en tant que Médecin.

 

Je suis atteinte d’une maladie de parkinson, diagnostiquée depuis la fin de l’ année 1995.

Comme médecin, vous savez ce que cette maladie, où votre corps vous échappe, peut impliquer comme perte d’estime de soi, même si le pronostic n’est pas  vital.

Jusqu’au mois d’octobre, dernier, j’ai assuré sans absences notable mon service, auprès d’une population d’élèves de lycée professionnel, souvent en grande difficulté et cela non pas par héroïsme, ni courage, je n’en ai pas plus que d’autres, mais parce que j’ai toujours pensé que s’investir dans une tâche, un métier, des projets et des recherches que l’on aime est la meilleure façon de lutter contre toute  maladie.

L’évolution  progressive a fait que je ne puis, pour l’instant travailler à plein temps devant des élèves : ce qui ne signifie pas que je sois inapte à la fonction enseignante.

 

Cette maladie est qualifiée parla S.S de «  maladie invalidante et de longue durée », mais n’est pas reconnue comme ouvrant droit à un congé de Longue Durée, autre contradiction ! Et de taille, car après une année à plein traitement, le fonctionnaire atteint de cette pathologie et qui ne pourrait reprendre son activité verrait son salaire amputé de moitié, alors que la maladie implique des soins coûteux, une aide  et plus tard une tierce- personne, quand le malade vit seul : ce  qui est mon cas. Il a donc besoin d’une retraite pleine et entière qui n’est possible qu’avec (et pour l’instant 37,5 ans de cotisations) - sans préjuger de l’augmentation inévitable de la durée des cotisations programmée pour juin prochain.

 

Ces deux raisons : me battre contre la maladie et pouvoir obtenir une retraite pleine et entière, ont fait que j’ai demandé à bénéficier d’un emploi de réadaptation. Il me fut répondu, avec la froideur administrative, d’un papier jeté dans un casier… «  Votre cas ne relève pas d’un emploi de « réadaptation » et de quoi relèverait-t-il alors ?

 

Ce pourrait être vrai stricto- sensus , puisque en l’état actuel des connaissances médicales, cette pathologie étant à ce jour «  incurable » il ne peut y avoir de « réadaptation » puisqu’il ne saurait être question de « guérison »… Mais ce refus est cruel, sachant que si l’on voulait, l’on pourrait aussi entendre le terme de  « réadaptation » comme une réadaptation de la fonction enseignante à la situation physique dans laquelle est placé l’enseignant du fait de son handicap.

 

En demandant un emploi au CNED, je demandai un emploi conforme à mes capacités actuelles qui m’aurait permis de terminer les deux ans et demi qui me restent à faire, avec un peu plus de confort et de sérénité. Je sais aussi que nombre d’élèves s’adressent au CNED en raison d’un handicap et que dans ce domaine les besoins sont réels. Réels aussi, les besoins en professeurs aptes à comprendre leurs difficultés et j’ estimai de ce fait y avoir ma place.

 

J’ai rendu maints services à l’Education, en participant pendant des années à la formation des maîtres. Je me suis toujours impliquée dans mon métier que j’aime et que je n’ai pas envie de quitter avant l’heure. Une Administration  qui est incapable de proposer des solutions humaines à ses agents qui l’ont loyalement servie pendant plus de trente cinq ans,  qui fait fi des ressources humaines,  et  ne peut que répondre à une demande expliquée et formulée clairement lors d’un entretien préalable six mois auparavant, que cette demande ne relève pas de sa compétence, est décidément bien « handicapée... »

 

Dois-je comprendre en effet, qu’une fois les droits épuisés, il ne reste aux personnes dans ma situation, qu’à admettre le principe d’une « réforme pour invalidité » ? Cela est dur à entendre, quand on sait qu’on a encore des choses à faire et à vivre dans l’institution. C’est pourquoi, j’ai décidé d’adresser à Monsieur le  Ministre, ma demande de recours gracieux contre la décision des Instances  Paritaires Académiques.

 

  Voici ce que j’avais besoin de dire et pas seulement pour moi-même, pour tous ceux qui partagent mes difficultés. J’espère seulement que vous accepterez de l’entendre et d’en transmettre l’esprit, secret médical obligeant, pour que changent les institutions où nous sommes et qui  sont aussi ce que nous en faisons.

Recevez, mes remerciements et mes salutations les plus cordiales.

                                                                  D.B

 

Quel fut mon sort après ce courrier d’avril 2003 ?

Il me fallait aller jusqu’au 29 décembre 2005, date de mes 60 ans, et pour la retraite complète, je devais 38,5 années. J’avais épuisé mon congé de longue maladie et une partie du mi-temps thérapeutique

Et j’étais indignée à l’idée d’être « réformée » pour inaptitude. C’est mon Proviseur, aidé des RH et du médecin qui ont trouvé la solution. Il fallait  quelqu’un aux relations  internationales pour réaliser une plaquette, codifier les divers enseignements  et servir de lien. J’ai fini d’une

façon passionnante  mon mi-temps, puis ai repris 4 mois à plein temps en faisant le travail informatique en partie chez moi… Ce mi-temps thérapeutique redonne droit à une année de congés de longue maladie En échange  et pour éviter les remplacements au pied levé, nuisibles aux élèves, j’ai dû renoncer à mon poste ( ce qui m’a valu une altercation violente avec un responsable syndical qui prétendait, parce que je m’étais débrouillée seule, que j’étais la plus favorisée de l’Académie !) et m’engager  à demander ma retraite pour invalidité dès la rentrée 2005 2006 : Ce que j’ai fait. J’ai terminé ma carrière en décembre 2005, avec un demi-traitement et un complément mutualiste de 28% (non imposable ) ce qui reste digne.

 

Quelle est ma situation actuelle ?

Titulaire d’une pension civile d’invalidité,  dans la Fonction publique, les errements et la galère ne sont pas terminés

D’abord je précise qu’il est très important de demander sa  retraite au titre de l’invalidité,  car vous est attribué un pourcentage d’invalidité par la commission de réforme. Dans mon cas 90% d’invalidité. La COTOREP qui n’a pas les mêmes critères m’a octroyé 80% . Ce taux donne droit à une  part et demie pour les impôts à la date de la demande ( donc gardez un double de vos lettres et n’attendez pas le dernier moment. )

 

En général, quand on bénéficie de sa retraite complète, (environ 2500 €, PLP2 HC )il ne vous est pas attribué de prestation compensatoire. J’ai même reçu un papier moralisateur, me rappelant que ma   maladie est prise en charge à cent pour cent ! Il vous est seulement proposé  de pouvoir prétendre à cette indemnité en vous adressant à la commission de réforme  de votre administration si vous avez besoin d’une tierce- personne  ( lettre  + certif médical) les critères sont  sévères  il faut  quasiment être grabataire.. Où adresser ce courrier ? Rectorat - ?? Inspection académique ?? Je bénéficie d’une téléassistance (pose et appareil payé par le  Conseil Général ) abonnement  48 euros mensuels à ma charge.  j’ai une aide ménagère et des services  divers par  une association., deux matinées par semaine Mais mon état s’aggrave et j’ aurai besoin de davantage d’aide car je ne me déplace presque plus seule…

 

Mais c’était au temps où le CHEMIN  n’était pas tracé c’est pourquoi il faut continuer à lutter pour que les personnels en activité, malades ou handicapés  puissent travailler sans demander la charité et inclure pleinement  les retraités   dont l’expérience peut être utile et qui sont toujours aussi démunis devant l’Administration.

 

Tout cela je l’ai  appris  seule, les délais pour traiter les dossiers sont trop longs. ( J’ai attendu janvier 2006 pour connaître les décisions. ( demande faite un an à l’avance) .  En attendant, ce  petit cadeau vous montrera que même en tremblant, on peut faire apparaître le soleil

J’ai intégré le tremblement dans  la peinture ! je m’en suis mis partout et ce dessin( huile sur papier 24x30

         Se nomme      « l’espoir ». Rajoutons est au bout du CHEMIN!

      

 
                                      Bonne Rentrée à Tous Denise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                    


 

 

 

 

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Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /2006 17:29
 

Actuellement dans l'académie de Montpellier, personnel administratif handicapé,j'ai bénéficié dans une autre académie de la région parisienne d'un aménagement de poste sur le logement de fonction attribué et qui a consisté en une installation de fauteuil monte-escaliers.
Avec des difficultés de déplacement et une fatigue croissante dûe à cette difficulté, après une chute
ayant entrainé un arrêt de trois semaines, le Chef d'établissement après un courrier au Rectorat pour demander un aménagement avant les vacances de Noël,m'a laissé la situation en main.
En contact avec le service social du Rectorat, ce dernier m'a demandé de faire établir des devis au retour des congés, ensuite courant février visite du médecin du rectorat,déblocage de crédits exceptionnels et commande en mars du fauteuil.
Avant la fin de l'année tout était fini, il y a 8 ans de cela mais preuve que c'est possible.
L'académie de Montpellier n'est pas pilote en matière de politique en faveur des handicapés et cela se vérifie tous les jours, on peut même se demander si notre hiérarchie a seulement recensé ses personnels handicapés dans tous les sens du terme! On peut en douter.
On ne peut que se souhaiter bon courage à tous et toutes en attendaznt que la situaztion s'améliore.

ML

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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /2006 11:32

Bonjour,

 

  A la lecture de votre blog, je constate que je suis privilégié du coté de l'aménagement du poste de travail..

 

 Je suis PLP maths sciences depuis 16 ans dans le même lycée dans le Jura. Les médecins m'ont  diagnostiqué, il y a 15 mois  une maladie neuromusculaire évolutive progressivement  handicapante du point de vue sensitif et moteur. Elle est rare et  d'origine génétique. Elle a connu une évolution significative depuis 5 ans mais elle est présente depuis l'adolescence

 

Avec l'aide de l'AFM, j'ai monté un dossier d'adaptation à l'handicap pour mon travail et pour mon domicile avec les avis médicaux d'un neurologue et d'un médecin de rééducation fonctionnelle

 

Pour mon travail, je ne peux plus écrire au tableau et la station debout m'est douloureuse...cela  me crée une situation d'épuisement après une demi-journée de travail....il me faut une journée pour récupérer.

Je suis en congé longue maladie depuis novembre 2005 jusqu'à août 2006. J'ai fait une demande  en octobre 2005 d'un poste de réadaptation . Il est à l'étude ....cela consisterait à travailler à mi-temps sur mon poste et de faire le complément en correction à domicile pour le CNED ou  deuxième solution d'avoir à la rentrée 2006  un temps partiel payé plein temps pour m'aider à m'adapter à la situation d'handicapé moteur

 

Après 10 mois d'incertitude, de dossiers à remplir en 2005, sachant que je suis reconnu travailleur handicapé à 80% par la Cotorep en juin 2005, l'aide administrative et , technique de l'AFM m'a permis d'obtenir fin décembre 2005 les financements suivant (les sommes indiquées donnent un ordre de grandeur)

 

Un fauteuil électrique (rectorat 6000 euros sécurité sociale 4000 euros ). Il a la particularité de me lever à la hauteur d'une personne en station  debout tout en étant assis. Il m'est utile pour superviser les élèves dans  une salle de cours et de gérer en étant assis les Travaux pratiques ( les paillasses sont à 80 cm de hauteur). Il est constitué de deux grandes roues centrales et de 4 petites roues latérales permettant une rotation sur soi-même dans un faible rayon....j'apprécie énormément de pouvoir aller d'un élève à l'autre pour gérer ma classe. L'accès aux salles de cours est possible avec un ascenseur. Quand il pleut , je peux descendre le fauteuil  de la voiture sous un préau qui donne accès à l'externat en passant par les ateliers .

 

Comme dans beaucoup d'établissements , l'accès n'est pas encore possible au fauteuil dans tous les endroits ( CDI, infirmerie , administration). J'ai la chance de pouvoir encore me déplacer pour l'instant à l'aide d'une canne sur de courtes distances . Cela implique que je ne suis pas complètement bloqué face à un escalier même si cela me met dans une situation difficile. C'est tout le paradoxe des maladies neuromusculaires évolutives et handicapantes...on est en fauteuil et on marche encore...cela entraîne forcément des incompréhensions et une mise en doute du handicap...

 

Mon chef d'établissement est à l'écoute et fait tout son possible pour m'aider. A la rentrée 2005, elle m'avait établi un emploi du temps à temps plein tenant compte des obligations médicales liées à ma pathologie ( trois séances hebdomadaires en fin de journée, une séance mensuelle à hôpital le mercredi ). Je lui en suis reconnaissant. Je n'ai pas tenu le choc physiquement à temps plein mais j'avais un emploi du temps idéal

 

 Pour une somme de 7000 euros, un ensemble informatique ( ordinateur portable avec logiciels Office, logiciel de reconnaissance vocale, scanner, imprimante et vidéo)...je sais , je suis privilégié....je peux en plus de la vidéprojection de  cours préparés , grâce à une tablette graphique, répondre ponctuellement à des élèves par écrit à une question ...la frappe avec un traitement de texte de symboles mathématiques est longue ....j'apprécie la possibilité du caractère spontané et nécessaire pour l'animation d'un cours de l'utilisation de la tablette graphique....Cet ensemble informatique est un outil indispensable mais qui nécessite un énorme travail de préparation ( trois à quatre fois plus de temps qu'en situation normale) La mise en place du matériel nécessite au minimum 15 minutes de préparation quand tout va bien..Il me reste à tester le logiciel de reconnaissance vocale...  Je suis depuis des années féru d'informatique  et autodidacte. Il est à noter qu'une formation est indispensable pour mettre en oeuvre ce matériel pour un utilisateur peu averti

 

Je veux rajouter  qu'une utilisation exclusive d'une copie de cours sur  transparent à remplir sur un rétroprojecteur m'a posé problème. Les stylos de rétroprojecteur sont inutilisables au bout d'une demi-journée de cours...ils sèchent...j'ai épuisé le stock du lycée en deux mois. Nous avons un rétro dans chaque salle et un ensemble TV lecteur DVD. J'ai la chance d'être dans un lycée qui a été entièrement rénové

 

Pour me rendre à mon travail distant de 40 Km, j'ai un aménagement  du véhicule...pose d'un embrayage assisté ( 2200 euros) et d'une plateforme élévatrice à l'arrière de mon Boxer (1500 euros par le rectorat et 3000 par le site de la vie autonome)

 

 Cela va créer des jalousies au  vue de tous ces aménagements....Une explication que je donne.... du coté du rectorat, il restait des sommes disponibles en décembre 2005 et  j'en fus l'heureux bénéficiaire....pendant 10 mois , on m'a bien précisé que je n'étais pas le seul handicapé....et que les fonds n'étaient pas infinis...ce fut une très agréable surprise fin décembre...

 

Voila c'est tout....je vous tiens au courant pour ce qu'on me proposera en juin.....pour la rentrée

 A bientôt....

 

Jacques L.

cmt.franchecomte@free.fr

 

 

 

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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /2006 11:56

09/12/2005 :

 3 enseignants handicapés de l'Académie de Montpellier ont écrit au Président de la République, afin de demander le respect de leurs droits, bafoués par l'administration. Ces faits se sont produits au moment même où se déroulait en France la 9ème semaine nationale pour l’emploi des handicapés.

Edith COOL, professeur d'Allemand au Lycée Joffre de Montpellier, travailleur handicapé, maladie évolutive surajoutée début 2004, bénéficie d'un aménagement de service à ce titre depuis la rentrée 2004 (mi-temps en cours, mi-temps en emploi de remédiation, échanges franco-allemands, soutien individualisé d'élèves en difficulté). Le 10 novembre, un ordre émanant du rectorat le lui supprime brutalement, dans le cadre des directives ministérielles de "plan de retour des enseignants devant élèves", sans tenir compte de son statut de travailleur handicapé. Dans le même temps, l'enseignante titulaire remplaçante qui effectuait sa suppléance a été rappelée. Ses collègues se mobilisent pour la soutenir.

  Marie-Christine MICHEL, professeur de STMS  au Lycée  Pic St Loup de St Clément de Rivière, travailleur handicapé et maladie évolutive (depuis 2000, même pathologie que Mme COOL ) demande en juin 2005 un aménagement du même type : refus en juin, puis en novembre, car pas de crédits affectés à cet effet. Même la mise en place de la LOLF ne permet pas de financer un aménagement pour travailleur handicapé. Au lycée, la répartition de son emploi du temps ne tient pas compte de son état de santé, signalé par plusieurs courriers médicaux hospitaliers et rectoraux. Elle est actuellement en congé pour maladie, 3 remplaçantes se sont succédées depuis la rentrée.

   Jean Luc GOURDOUX, professeur d'Anglais au lycée Charles de Gaulle, à Sète, porteur d'une pathologie visuelle, bénéficiait depuis 3 ans d'une aide pour entrer les notes des élèves sur informatique (logiciel ne pouvant modifier la taille des caractères à l'écran), ainsi que, plus récemment, d'un aménagement horaire de son emploi du temps pour éviter la conduite de nuit. Il s'est soumis à un contrôle par le médecin du rectorat, à la demande de son proviseur. Ce médecin a confirmé la nécessité d'aménager ses conditions de travail : le proviseur maintient l'emploi du temps, mais supprime l'aide humaine dont il bénéficiait.

 

 

 

  Si ces 3 personnes travaillaient en secteur privé, le refus de leur employeur de prendre des mesures appropriées pourrait constituer une discrimination au sens de l'article L. 122-45-4 du code du travail. (article 24 de la loi du 11/02/2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.)

 Ils sont fonctionnaires d'état, et n'ont d'autre recours légal que le tribunal administratif, surchargé, dont les procédures sont trop longues pour solutionner ces cas. Les recours gracieux n'ont aucun effet. La situation est bloquée.

 L'administration propose officiellement un temps partiel (donc un salaire partiel) et officieusement le recours aux congés de maladie, de longue maladie, ou une mise à la retraite anticipée (donc . Leur remplacement serait ainsi financé... en grande partie par la sécurité sociale !

 Enfin, dans une période où l'intégration des enfants handicapés est d'actualité et commence heureusement à se produire, favoriser le maintien de personnels handicapés compétents, intégrés dans la société serait porteur d'espoir pour ces enfants là, et excellent exemple de citoyenneté pour tous. Au lieu de saisir cette chance pour la mission d'éducation dont elle chargée, l'éducation nationale préfère pousser ces personnes vers la sortie de façon indigne.

 Elle dévoile ainsi une façon de raisonner de ses dirigeants sur laquelle les lois ont malheureusement peu de prise.

 Comment éduquer nos enfants dans un système où l'inhumanité des décisions est "administrativement correcte" et généralement admise? Ou la solidarité demeure du domaine des discours? Ou la citoyenneté est bafouée ?

 Le recours au Président de la République est une des dernières possibilités, ainsi qu'aux élus garants de l'égalité des citoyens,  dont l'engagement permettrait de soutenir ces 3 cas, mais aussi d'autres à venir peut-être.

 La médiatisation permettrait de faire sans doute émerger d'autres problèmes du même type, car l'opacité de la gestion, l'absence de délégués du personnel aux commissions qui prennent ces décisions font que le recensement exhaustif de ces situations est impossible actuellement, même par l'administration elle-même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous documents justificatifs ou renseignements complémentaires disponibles sur simple demande,

 Contacts:           

 E. COOL:       04 67 72 48 67                   

 christian.cool@wanadoo.fr

 

 M-C. MICHEL        06 62 10 43 62                

 

 

 m.c.michel@free.fr;

 

 J-L. GOURDOUX       04 67 27 45 40                

 

  j-luc.gourdoux@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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