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M. Philippe VAN DEN HERREWEGHE est le nouveau Délégué Ministériel
chargé de l’emploi et de l’intégration des personnes handicapées au MEN. Il a été nommé pour la rentrée 2008, en remplacement de M. PARISOT.
Qui est-il ?
Il est un membre actif du mouvement politique fondé
par M. PARISOT en 2000, le CDH (Collectif des Démocrates Handicapés). Porte parole de ce mouvement, il a été, comme JC PARISOT, candidat aux législatives de 2002 et l’a soutenu pour sa
candidature aux présidentielles de 2006. C’est dans ces fonctions électives au sein du CDH qu’il est auditionné en février 2004 par la commission des affaires sociales du Sénat au sujet du projet
de loi concernant ce qui deviendra la loi du 11/02/2005. Ci-dessous quelques extraits de cette audition. Il s’est investi dans l’emploi des personnes handicapées en tant que Secrétaire Général
Adjoint de l’ADAPT depuis 2004.
Professionnel de la banque, il se décrit lui-même comme autodidacte et a fait une carrière très dynamique dans le privé: entré comme guichetier, sans diplôme, 10 ans plus tard, il a en charge la gestion des taux et décroche en 2003 le poste de responsable qualité du service commercial au sein d’Ixis AM, filiale de Natixis. Il travaillait aux côtés des directeurs du Développement Commercial et du Service Clients en tant que chargé de mission à la Direction du développement commercial chez Natixis AM au moment de sa nomination au MEN. Il vit à Paris, il a 55 ans, est marié et père de 3 enfants.
En tant que nouveau délégué ministériel,
il est responsable du dispositif « Aide handicap à
l’école », assurant avec son équipe le lien entre parents et institutions, pour que la scolarisation de l’élève handicapé se déroule dans de bonnes conditions et il aura en charge la
transition entre le système scolaire et l’enseignement supérieur.
Il n’a fait l’objet que de 2 « actualités » sur le site du ministère : sa participation au congrès annuel des
médiateurs le 21 novembre, et un séminaire des correspondants des médiateurs, deux manifestations où il n’est intervenu que dans le cadre de la scolarisation des élèves handicapés pour présenter
le dispositif
« Aide handicap-école ».
Depuis, il a aussi remplacé JC PARISOT au sein du FIPHFP, mais nous n’avons pas trouvé de trace de discours ou d’intervention dans le champ des personnels handicapés ou malades du ministère
depuis son entrée en fonction. Il n’existe d’ailleurs même pas dans l’organigramme sur le site du ministère. Nous n’y avons pas non plus trouvé ses coordonnées. Pourtant la fonction et le poste
ont été créés par Gilles de Robien en février 2007…
Pour en savoir un peu plus, nous sommes donc allés consulter ses interventions lors de son audition au Sénat.
Les extraits ci-dessous semblent de bon augure si il compte appliquer les termes de ses engagements politiques et associatifs prononcés le 4 février 2004 devant nos élus. Nous espérons que nous pourrons travailler de concert avec un délégué ministériel si soucieux de la participation des personnes handicapées aux choix qui les concernent.
« …le projet de loi ne traduit pas le volet démocratique de la citoyenneté des personnes handicapées et la prise en main de leur propre destin ».
« La nouvelle étape consiste à favoriser la participation des citoyens handicapés à la vie démocratique et sociale. Jusqu'à présent, les personnes handicapées ne prenaient la parole que parce qu'on la leur donnait. Le plus souvent, on parlait pour elles. Aujourd'hui, elles ont envie de parler d'elles et de leurs besoins. Par leur vécu, elles sont les plus compétentes pour déterminer la manière dont elles doivent être traitées dans notre société. Les parents des personnes handicapées sont également compris dans cet enjeu. »
« Cinq dispositions principales permettront de faire de la personne handicapée un acteur :
- Il faut créer un statut d'association représentative de personnes handicapées : cette disposition paraît essentielle pour la mise en œuvre d'une loi qui doit distinguer les associations gestionnaires d'établissements et les associations représentant les personnes handicapées ou leurs parents.
- Il faut créer un Conseil national de l'égalité des personnes handicapées. Sur le modèle scandinave, il assurera la participation des personnes handicapées à l'élaboration et à la mise en œuvre des lois, devra être consulté et donner un avis sur tout texte présenté.
- Les maisons départementales des personnes handicapées devront constituer un service de proximité cogéré par les usagers handicapés. Il faut prévoir au sein de la commission des droits et de l'intégration des personnes handicapées la participation des associations représentatives des personnes handicapées.
- Il faut permettre l'accès aux urnes et aux émissions électorales à tous les handicaps (bulletins de vote en braille, émissions sous-titrées, isoloirs accessibles). La possibilité du vote électronique doit pouvoir être envisagée pour les personnes handicapées.
- Les personnes handicapées ne pouvant manifester comme tout citoyen, pour des raisons physiques, de déplacement ou financières, l'État doit
favoriser le droit de pétition afin d'ouvrir un débat national au sein du Parlement et afin qu'elles puissent ainsi dialoguer avec la représentation
nationale ».
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