Pour Marie-Christine, pas d'aménagement de poste

Publié le par Hérault du Jour

Quotidien "l'Hérault du jour", lundi 5 Décembtre 2005

Pour Marie-Christine, pas d'aménagement de poste

Lourdement handicapée, par ailleurs atteinte d'une maladie neurologique grave, Marie-Christine MICHEL, professeur au lycée professionnel du Pic Saint Loup, pose la question de l'aménagement de poste, pourtant inscrit dans la loi de Février 2005, que le Rectorat lui refuse, faute de budget, aprés l'avoir accordé puis retiré à une de ses collègues dans le même cas...

Professeur en sciences et techniques médico-sociales au Lycée du Pic Saint Loup à St Clément de Rivière, MC Michel, 48 ans, handicapée moteur à 80% des séquelles d'une poliomyélite dans son enfance, est aujourd'hui forcée à demeurer en congé de maladie. Contrainte car, atteinte d'une maladie neurologique évolutive grave diagnostiquée il y a cinq ans, dont la fatigue est un signe, mais surtout une condition aggravante (avec la fatigue, la maladie évolue plus vite vers la paralysie); elle ne peut plus aujourd'hui assurer son plein temps (18 heures de cours) dans sa classe de 35 élèves. Contrairement à ce que dit la loi de Février 2005 sur l'aménagement de poste, elle n'a pas pu l'obtenir, le Rectorat, faute de crédits, n'ayant pu répondre à son désir d'un mi-temps dans sa classe, l'autre mi-temps étant demandé sur sur un poste d'intégration des enfants handicapés.

 Par contre, aprés avoir accordé cet aménagement en 2004-2005 à une enseignante d'allemand du Lycée Joffre, Edith COOL, souffrant selon MC Michel du même handicap et maladie surajoutée, aménagement reconduit à la rentrée 2006, le Rectorat vient de le lui retirer...

Dans une lettre adressée le 30 Novembre à Jacques Chirac, qui déclarait :"faire de la politique pour les personnes handicapées l'un des grands chantiers du quinquennat", MC Michel, outre le fait de lui demander "d'accorder la réalité avec les discours", l'interpelle "sur la nature de l'équité des décisions administratives locales qui accordent ou non des aménagements (...)". "On est en colère car il y a une loi qui devrait améliorer les conditions de ravail et de vie des personnes en situation de handicap, or, dans l'académie, on a l'impression que ça se dégrade" proteste-t-elle.

C.V.

Publicité

Publié dans Actions menées

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article