Lettre à Mme A.de la Bretesche
"LE CHEMIN" C.H.M.E.N : Collectif des Handicapés et Malades de l’Education Nationale 14, rue des Bastides 34170 CASTELNAU LE LEZ le 14 Janvier 2006 à Mme Alix de la Bretesche Conseillère chargée de l’égalité des chances Ministère de l’Education Nationale Objet : Travailleurs handicapés de l’Education Nationale dans l’Académie de Montpellier Madame, Notre collectif est né en 2004 de l’injuste traitement qui est fait aux fonctionnaires malades ou handicapés : leur statut ne leur permet pas de bénéficier de tous les droits accordés aux salariés du secteur privé, où le refus par un employeur d’aménager leur poste de travail ou leur service pourrait être constitutif du délit de discrimination. Le cas de E. COOL, M.C. MICHEL et J.L. GOURDOUX cités en annexe illustrent bien ce parcours du combattant que doit effectuer une personne handicapée ou malade lorsqu’elle a le désir d’être maintenue sur son poste de travail plutôt que d’être mis à l’écart et poussée à la moindre aggravation vers des congés de longue maladie. - C’est seulement au terme d’âpres négociations avec les services du Rectorat que E.COOL s’est vue rétablir son aménagement de service. - M.C. MICHEL a également obtenu satisfaction après 3 audiences auprès de la DRH. - Le cas de J.L. GOURDOUX reste non résolu à ce jour. Où en est l’égalité des chances quand il faut encore et toujours se battre pour obtenir au minimum ce qui est une évidence pour les valides : la dignité dans et par le travail. Faut-il devenir plus héroïque qu’un héros ? Notre quête vers cette dignité nous renvoie vers 3 orientations nécessaires, selon nous : - Harmoniser la loi concernant l’égalité des chances en matière de handicap entre le secteur privé et le secteur public. - Faire appliquer la loi par l’administration de l’Education Nationale. - Faire valoir que toute personne handicapée maintenue, selon son désir, sur son emploi grâce à un aménagement de service, participe à la volonté d’économie du budget collectif. Nous ne doutons pas, Madame, de l’attention que vous prêterez à nos situations et vous prions de croire à notre profond respect.
Pour toutes les deux, cette "victoire" n’a qu’une validité temporaire, c'est-à-dire jusqu’en juin 2006.